Nous arrivons à Puno avec le retard Péruvien classique. (Plus d’une heure).

Puno est une ville située sur les rives du Lac Titicaca, à 4000m d’altitude. En dehors d’être le principal point de départ pour aller visiter les îles du Lac Titicaca du coté Péruvien, la ville n’a pas un grand intérêt touristique. Nous y passerons juste la nuit.

A notre arrivée, vers 21h30, tous les restaurants de Puno sont déjà fermés. Les locaux mangeant plutôt aux alentours de 18h30 ici. Après avoir sillonnés les rues en long et en large, il nous reste comme option qu’une petite pizzeria qui ne paye vraiment pas de mine. Mais pas le choix !  Finalement les pizzas s’avèrent être plutôt bonnes et nous passons la nuit tant bien que mal avec l’altitude.

Le lendemain, réveil assez tôt pour partir visiter les Iles Uros, les seules îles flottantes du lac Titicaca. Plusieurs îles se visitent du coté Péruvien, l’Ile de Taquile, et les iles Amantani. Par manque de temps, nous avons choisi de visiter seulement les Iles Uros, étant curieux de voir à quoi pouvaient ressembler des îles artificielles, uniquement faites à partir de Totora (roseaux).

Nous prenons donc le bateau pour 30 min et nous arrivons à ces fameuses îles. En arrivant, des soit disant « locaux » nous font des grands signes afin qu’on choisisse de débarquer sur leurs iles. En effet, les Iles Uros sont constituées de plus d’une centaine de petites iles, appartenant chacune à 3 ou 4 familles. Nous comprenons déjà que l’authenticité va être à son maximum.

Et nous n’allons pas être déçus ! 

Nous arrivons donc sur une île ou les guides nous apprennent comment dire « Bonjour » et « Je vais bien » en Aymara, (langue ancienne parlée initialement par les Incas) comme si les familles ne parlaient pas Espagnols. Mais bien sur. Bon on se prête au jeu et on s’installe sur les roseaux afin que le « Chef » de la famille nous donne quelques explications sur la construction des iles. En dehors des vannes rodées que le guide et le soit disant « chef » nous sortent, les explications sont relativement intéressantes.

Le guide nous propose ensuite de se séparer en plusieurs groupes afin d’aller visiter les habitations des locaux vivants sur place. Personnellement, je ne suis pas trop pour, mais les habitants insistent pour nous emmener chez eux. Nous rentrons donc dans une petite case en Totora, avec le strict minimum (deux matelas, et des ustensiles de cuisine). Sandra nous fait la visite de sa maison, avec une petite fille en train de manger sur le matelas et un bébé qui dort dans un coin. C’est quand même assez gênant d’être assis là, au milieu. On aperçoit quand même l’ordinateur portable et la télévision qui ne sont pas loin, faut pas pousser quand même ! 

En sortant, Sandra nous présente directement ses créations en nous demandant, plutôt de manière insistante, d’acheter. Et c’est partit pour quasiment 1h, allant de stand et stand pour te faire acheter quelque chose.

Le guide nous rassemble ensuite pour écouter des chants des locaux. Ils commencent donc par chanter en Aymara, puis en Quechua, pour finir par « Le pont d’Avignon » en Français et d’autres chansons en Espagnol, Allemand et j’en passe.

Qu’est ce qu’il ne faut pas faire pour faire plaisir aux touristes.

Personnellement, je trouve ça ridicule et l’île perd tout son charme. Le chef nous demande ensuite d’aller faire un tour (payant) dans sa « Mercedes Benz » (sorte de bateau en Totora uniquement pour les touristes) en nous criant ” Vamos à la Playa “.

Authenticité, bonjour ! On passe notre tour. 

On repart finalement sur une autre île ou il n’y a plus que des touristes et des stands pour touristes.  

Et on finit par rentrer à Puno, vraiment déçus de s’être fait « avoir », nous nous attendions à un minimum d’authenticité, et les Iles Uros ne sont en fait qu’un ensemble de « pratiques commerciales » bien huilées afin de vendre aux touristes. C’est même à se demander si les soit disant “locaux” vivent encore sur place, ou si leurs cabanes sur l’île n’est qu’un logement de fonction et que tout le monde rentre bien sagement chez soi avec le dernier bateau ! 

Cet après midi, nous changeons de pays, direction : La Bolivie !