C’est après plus de 8h de bus et le retard Péruvien habituel (2h, cette fois ci!) que nous arrivons à Huaraz. Nous avons fait le trajet de jour, ce qui nous a permis d’admirer les différents paysages traversés. Du désert aux sommets enneigés, la route est vraiment sublime; et rien que pour ça, ça valait bien 10h de bus ! Nous avons même commencé à apercevoir des locaux vêtus de vraies tenues traditionnelles andines.

Huaraz est une ville perchée sur les montagnes (3100m d’altitude). Son architecture n’est pas vraiment finie puisque la ville, comme quasiment tout le Pérou, est en permanente reconstruction à cause des nombreux séismes qui frappent régulièrement le pays.

Nous arrivons donc dans la ville de nuit (ici, il fait nuit à 18h), et nous nous rendons à notre petit  «appartement» de la Villa Valencia. La ville est très bruyante, comme la plupart des villes au Pérou ou les klaxons résonnent nuit et jour, mais surtout très polluée. Si bien que nous avons du mal à savoir si notre difficulté à respirer vient de l’altitude ou de l’odeur de gasoil qui règne partout dans la ville.

La villa Valencia est un petit havre de paix au milieu de tout ce brouhaha. Les appartements sont répartis dans 3 petites maisonnettes blanches qui entourent un jardin fleuris et très bien entretenu. Avec les montagnes en toile de fond, on se croirait en Suisse ! Notre appartement est très sympa, tout est mis à disposition pour que nous ne manquions de rien. Seul petit bémol…le personnel semble avoir confondu le matelas avec la planche à repasser ! (Du béton !) Ah oui, et l’eau n’est chaude que 4min par jour, ce qui réduit considérablement notre temps passé dans la salle de bain. Mais bon au moins il y a de l’eau chaude, et c’est déjà une victoire pour nous !

Lendemain, première journée sous le soleil de Huaraz.

Nous choisissons de ne rien commencer (treks, excursions etc) afin de s’acclimater tranquillement à l’altitude et nous privilégions donc une bonne balade dans la ville. Nous sommes quasiment les seuls touristes parce que nous sommes en basse saison et que peu de touristes montent vers le nord du Pérou. Les seuls venant jusqu’à Huaraz étant uniquement pour les treks vers la Cordillère des Andes.

Nous tombons par hasard sur une petite placette situé dans un patio en retrait de la rue et jetons notre dévolu sur  « Encuentro » pour ce midi. L’adresse est décrite par le Routard comme un restaurant à l’ambiance lounge et la nourriture copieuse à un prix raisonnable. Parfait pour nous !

Nous goutons pour la première fois les « tequeños », sorte de croquettes aux saveurs variées qui se trempent dans du guacamole, super bon.

Le reste du repas est composé de riz, de poulet, de légumes et de maïs, comme beaucoup de plats ici. Rien de fou, mais on a plus faim !

Ensuite, direction les agences pour comparer les différentes excursions proposées. On se renseigne pas mal sur le trek de Santa Cruz qui correspond à un trek de 4 jours/3 nuits avec un point culminant à 4750m d’altitude. La première agence nous met en garde sur ce genre de trek, en nous prévenant qu’il faut avoir réalisé au moins deux voir trois excursions en altitude avant de s’attaquer aux plus gros morceaux. Sauf qu’on a pas prévu de passer 3 semaines à Huaraz 😅

Après réflexion et en discutant avec une autre agence, on décide de décaler le début de notre trek d’une journée (n’ayant pas vraiment le temps de faire plus) et de tenter l’excursion à la « Laguna 69 » qui se trouve à 4600m d’altitude. (fortement déconseillée par la première agence, l’altitude étant déjà trop élevée selon elle) Au moins, ça nous fera un bon test pour le trek ! Même pas peur !

Il est déjà quasiment 20h et le départ est fixé à 5h30 demain matin. Ni une, ni deux, nous partons acheter bonnets, casse-croute etc afin d’être parés !

Le soir l’hôtel nous cuisine un repas léger, afin que nos corps de rêve soit dans les meilleures conditions pour affronter les 1700m de dénivelé positif qui nous attendent !

Allez hop, dodo !